| Une mer de différence ne change rien aux règles du jeu : "contre toute attente, le fonctionnement du club et de la fédération sont les mêmes qu’en Europe : entraînements sur des stades bien préparés, du physique, des stages d’été et des déplacements en compétitions nationales et internationales ( J.O., championnats du monde, Topolino, championnats du monde junior, etc…)", explique Thibaud Durand, l'un des cinq Français qui coachent et organisent le Sporting Club de Faraya (270 adhérents). Un autre Français occupe le poste de DT(directeur technique) et trois frenchies, dont Thibaud, sont chargés des groupes compétitions. Le cinquième larron, Jérôme, coache le groupe freestyle le week-end et durant la semaine le groupe national en slalom et géant. "La concurrence est rude entre les clubs et il n’est pas rare que quelques discordes éclatent lors des réunions de course. Mais rien n’entame la passion des Libanais pour le ski. Beaucoup ont la même culture de ce sport que nous et font tout pour le développer", poursuit Thibaud.
|
L'histoire d'amour entre le ski libanais et la France remonte à loin, dès les années 20 pour être précis lorsque les militaires français découvrent les pentes. En 1935, la première école de ski est fondée dans la station des Cèdres du Liban par les Français et une équipe libanaise sera présente lors de toutes les olympiades d'hiver de 1948 à Saint Moritz jusqu'à Albertville en 1992. Cela fait donc quatre hivers que ces Français retournent au pays des cèdres pour encadrer les skieurs libanais et la neige les attend, en abondance, parfois dix sept mètres cumulés ! Une coulée s’est même invitée un jour dans leur appartement. Pourtant, cet été, c'est la guerre qui s'est invitée au Liban, l'offensive israélienne replongeant le pays dans une violence dont il semblait s'être sorti au début des années 90, après plus de quinze ans de conflit. Le ski risque-t-il de devenir un souvenir ?
©Photo : Mike Steegmans-Paradiski |