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Guide matériel 2008

Comment bien choisir le bon produit avec les points importants à checker ? Comment bien choisir sa tenue ?

Freepresse, le 04/12/2007

Choisir ses masques et lunettes


UVA, UVB, traitement antireflet, verres polarisants : on a tous lu ces mots sur les boîtes de masques et lunettes, sans vraiment savoir ce que ça voulait dire. Ski time a tenté de mettre en lumière ces détails optiques restés dans l’ombre, mais déterminants pour la protection de nos rétines. Parce qu’on peut toujours racheter une paire de lunettes ou un masque, pas des yeux.


Savoir identifier les risques


Le soleil est la plus importante source lumineuse (visible) de la terre, mais aussi une puissante source d’énergie électromagnétique (invisible). L’oeil perçoit moins de 40 % de l’énergie solaire. Cette lumière visible se compose de toutes les ondes dont la longueur est comprise entre 380 et 780 nanomètres (1nm = 0.0000001 mètre). Celles qui sont comprises entre 380 et 500 nm sont potentiellement dangereuses car, selon une théorie récente, l’oeil ne peut pas fixer cette couleur aussi précisément que les autres et le flou provoqué endommage la rétine. 60 % de l’À©nergie est constitué de rayons invisibles qui sont quand même absorbés par les yeux. Les INFRAROUGES comptent pour 55 %. Ce sont des rayons thermiques, porteurs de chaleur (correspondant à toutes les ondes supérieures à 780 nm). L’oeil en temps normal supporte sans problème ce genre de rayonnement.


Les petits 5 % restant correspondent aux ULTRAVIOLETS (UVB et UVA), les rayons les plus nocifs (leurs ondes sont inférieures à 380 nm). Ils renferment plus d’énergie que la lumière et donc, leur absorption par l’oeil est dangereuse. Par exemple, l’action des UV adjointe à celle du vent, qui assèche les yeux, peut provoquer la cécité des neiges, mais aussi cataracte, maladie de la rétine, ophtalmies... Les effets néfastes engendrés par les différents UV sont cumulatifs au fil des années et irréversibles. De même, certaines personnes peuvent être plus sensibles que d’autres aux UV ou le devenir avec le temps. Les rayons UV sont absorbés en grande partie par la couche d'ozone, dont on connaît l’état…


Présents même par temps couvert (50 % des rayons UV nous arrivent encore à travers un ciel fortement chargé), et réfléchis par la neige à 85 % (20 sur l’eau), leur intensité est aussi influencée par l’altitude : la quantité d’UVB augmente de 4 % par palier de 300 m. Par exemple, la réflexion à 2800 mètres d’altitude sera par conséquent 32 % plus importante qu’à 400 mètres.


Les différents traitements


On fait subir différents traitements aux verres et écrans pour leur conférer des propriétés particulières :



  • TRAITEMENT ANTI-UV : on applique des absorbants d’UV sur les verres, par trempage. On
    pense que les verres sombres protègent des UV. À tort. La coloration des verres n’est qu’une question de confort face à l’éblouissement. Un verre sombre non traité accentuera les effets nocifs des UV : les rayons pénètreront encore plus en profondeur car les pupilles se dilatent pour y voir plus clair !
  • TRAITEMENT ANTI-REFLET (dit aussi traitement iridium) : c’est un traitement du verre qui vise à empêcher l’éblouissement(atténue l’éblouissement dû à la réflexion des rayons sur une surface plane vers les yeux) selon un procédé à haute température par lequel on vaporise un dépôt métallique (souvent du chrome) sous vide d’air. Ce dépôt peut être monocouche ou multicouches. Plus il y aura de couches, et plus le traitement sera efficace. Il vise à réduire l’intensité des “images fantômes”, mais il est extrêmement sensible aux rayures.
  • On parle aujourd’hui beaucoup des verres ou des écrans dits POLARISANTS, particulièrement pertinents sur la neige ou l’eau (dans les endroits ou la réverbération est maximale). Ils atténuent la réflexion de la lumière pour éliminer l’éblouissement. Comment ça marche ? La lumière vibre dans les 2 plans (horizontal et vertical) sauf lorsqu’elle est réfléchie par une surface. La lumière vibre alors uniquement horizontalement. Les verres polarisants ont un filtre qui stoppe les vibrations horizontales éblouissantes. Le principe : une mince couche de plastique polarisée (un filtre) est laminée entre les deux faces des verres ou écrans, de manière uniforme formant une barrière qui empêche la lumière réfléchie de pénétrer à l'intérieur de l'oeil. Comment reconnaître un verre polarisant ? Faites-le pivoter au-dessus d'une montre à affichage digital (à cristaux liquides). Si, pour certaines orientations l'affichage
    disparaît, c'est que le verre est polarisant.
  • TRAITEMENT ANTI-RAYURES : Les verres plastiques (soit organiques, à base de résine, soit polycarbonates), tout comme les écrans, sont légers et résistants mais extrêmement sensibles aux rayures. On applique donc une couche anti-rayures qui améliore la résistance aux rayures et aux frottements par vaporisation sous vide, dépôt centrifugé, moulage dans le verre ou par trempage. Le trempage semble être la meilleure technique car il dépose une couche plus épaisse, donc plus efficace.
  • TRAITEMENT HYDROPHOBE : C’est une enduction extérieure qui repousse l’eau pour faciliter son écoulement sur les écrans, lui permettant de glisser sur le verre sans jamais laisser de trace, pour une vision toujours impeccable.
  • TRAITEMENT HYDROPHILE : C’est une enduction intérieure qui absorbe (qui boit) la condensation, servant à lutter contre la buée. Dans le même esprit, on peut trouver des traitements anti-salissures qui empêchent les saletés ou le gras de stagner sur l’écran ou le verre.
  • TRAITEMENT CONTRE LA DISTORSION :
    Aujourd’hui, tous les écrans sont « doubles », c’est-à-dire qu’ils sont plus efficaces contre la buée car l’air circule librement entre les deux. Leur défaut est qu’ils sont plus sensibles aux effets de distorsion que les écrans simples. Beaucoup de fabricants essaient de résoudre ce problème avec des solutions plus ou moins efficaces. Essayez les lunettes (ou le masque) et regardez quelque chose de rectangulaire. Si les lignes demeurent droites lorsque vous bougez la tête de haut en bas et de gauche à droite, c’est que la distorsion est moindre.

Les différentes teintes


Depuis 1995, une norme européenne définit le niveau de protection minimum que doivent apporter les verres solaires par rapport à leur degré de filtration de la lumière. Les indices s’étendent de 0 à 4. La catégorie 0 laissant passer quasi toute la lumière, alors que la classe 4 l’absorbe complètement. Les personnes longuement exposées au soleil et sur des surfaces réfléchissantes doivent porter des verres qui transmettent 15 % ou moins de lumière, soit des verres de catégorie 3 ou 4. Les lentilles en plastique offrent une grande variété de teintes, puisqu'elles sont teintées à leur surface par trempage dans une teinture appropriée. Chaque couleur de verre et d’écran possède ses propres caractéristiques, affectant différemment notre perception. On peut donc optimiser nos performances en tenant compte de ces propriétés :


  • GRIS. Ils sont beaucoup utilisés car ils reproduisent fidèlement les couleurs, sans changer la vision naturelle. Les indices de protection varient généralement de 3 à 4, selon si la couleur est foncée ou pas. Ils sont donc recommandés pour de gros ensoleillements, sur neige et glacier.
  • BRUN. Les teintes brunes (tirant même jusqu’au doré) sont aussi beaucoup utilisées. Elles offrent certaines caractéristiques des teintes jaunes en cela qu'elles absorbent aussi la lumière bleue. Elles procurent un ton chaud agréable, augmentent les contrastes dans les conditions d’ensoleillement, avec cependant une légère falsification des couleurs. Ce sont généralement des verres ou écrans de catégorie 3 ou 4, selon si la teinte est claire ou foncée.
  • VERT. Les couleurs vertes offrent une courbe de transmission très proche de l'oeil humain. Elles améliorent la perception des couleurs avec un renforcement du vert naturel. Généralement équivalentes à un indice de protection 3, on peut les utiliser pour les jours ensoleillés car elles protègent aussi contre l’éblouissement.
  • JAUNE-ORANGE. Ils procurent un effet lumineux et augmentent les contrastes par temps de brouillard, ou à la tombée du jour, mais falsifient quelque peu le rendu des couleurs. Ils ont aussi la faculté d’absorber la lumière bleue. Ils affichent en général des indices de protection de 1 à 2. Ils sont donc déconseillés en cas de fort ensoleillement.
  • ROSE. La teinte rose est souvent utilisée pour des situations d'éclairage peu favorables, apportant de la luminosité. Utilisée uniquement en teinte claire car les roses foncés modifient la perception des couleurs, et causent des inconforts oculaires, elle affiche des indices de protection de 1 à 2.
  • TRANSPARENTS INCOLORE. Ils assurent juste une protection contre les projections ou le vent. Ils sont recommandés pour les lumières artificielles ou les ride de nuit. Leur indice de protection étant 0, avec une valeur d’absorption quasi nulle.
  • BLEU, VIOLET ET ROUGE. Ils n’apportent généralement aucun avantage.

Bien choisir sa tenue


La matière



  • Le tissu extérieur
    Il est surtout important pour l’aspect, mais il faut qu’il ait quand même certaines caractéristiques techniques, il faut par exemple qu’il soit bien déperlant. Même si la déperlance est un traitement chimique du tissu, tous les tissus n’auront pas la même réaction à la pluie et l’évacueront plus ou moins bien.
  • La membrane
    Certaines membranes sont des références, telles que Gore-Tex par exemple, mais aujourd’hui la plupart des marques développent leurs propres membranes. Il faut donc se renseigner sur l’imperméabilité de ces membranes et sur leur respirabilité, c’est à dire si elle vous protégera bien des agressions thermiques.
  • La doublure
    Elle doit être adaptée aux deux autres matières de la veste. Elle sera le principal apport de chaleur de la veste, il faut donc choisir son vêtement selon l’usage que l’on compte en faire. Certaines matières pour les doublures sont particulièrement remarquables, comme le Thinsulate par exemple.

Les détails



  • Les zips
    Ils peuvent êtres plus ou moins techniques. Le top des zips sont les zips étanches car ils isolent parfaitement, mais ils sont parfois difficiles à ouvrir… Il faut aussi penser à avoir de bonnes tirettes car on essaie souvent d’ouvrir ses poches avec ses gants.
  • Les serrages
    Afin d’être bien isolé, il faut pouvoir régler sa veste. Au poignet, il est important de pouvoir resserrer les manches une fois la main passée. Un bon serrage au col peut aussi être appréciable pour ne pas prendre d’air ni de neige dans le cou quand on ride.
  • Les aérations
    Elles ventileront plus ou moins bien selon leur taille, selon si elles ont des filets et selon où elles sont placées. Elles sont aussi à adapter aux différentes tenues et aux différents usages que l’on compte en faire. Ainsi, si on veut faire de la rando, il faudra de grandes aérations, pareil pour une doudoune.
  • Les coutures
    Aujourd’hui, on peut trouver des coutures thermosoudées ou sans fil, c’est-à-dire que le tissu n’est pas percé, ce qui procure une étanchéité maximale.
  • Le col
    Tout est question de coupe, il faut qu’il soit près du corps sans serrer, qu’il permette de rajouter des couches.
  • Les poignets
    Le meilleur moyen de protéger les bras, c’est d’avoir des manchons lycra avec passants pour le pouce. Le lycra va permettre de laisser une bonne liberté de mouvements, tout en empêchant les manches de remonter et la neige de rentrer.
  • Les connexions
    Pour améliorer encore l’étanchéité de la tenue, les marques proposent aujourd’hui des systèmes qui permettent de zipper la veste avec le pantalon. Une fois liés, on se croit dans une combinaison, sans le côté old school. Certaines marques proposent même des pièces en lycra qui se zippent sur les deux parties pour encore plus de liberté de mouvements.
  • Les plus
    Ils sont accessoires, mais sont bien agréables. Le système Recco est une bonne chose, même si l’on espère ne jamais l’utiliser (c’est un réflecteur passif qui permet d’être retrouvé sous la neige). D’autres détails sont très pratiques : les crochets pour attacher ses gants quand on ne s’en sert pas, la chamoisine dans une poche pour essuyer son masque, un emplacement spécialement prévu pour le MP3 avec des passants pour les écouteurs, une lunette transparente sur la manche pour lire l’heure sans enlever sa veste, un décapsuleur, etc. Chacun ses besoins.

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