Le numérique s’est imposé dans le domaine de la photographie de ski, c’est incontestable. Les avantages de la technologie sont nombreux : possibilité de vérification des paramètres (ouverture et temps d’exposition, puissance du flash, cadrage...) avant l’action du skieur et juste après, la possibilité de shooter sans compter, résultat immédiat sous forme numérique (facile à manipuler et à transmettre). Néanmoins, certains photographes, dont je fais partie, n’ont pas abandonné complètement le bon vieux film. Pourquoi ? 1 > Le numérique exige un travail important de postproduction, devant l’écran, sur photoshop, pour obtenir une image publiable. La diapositive, elle, n’a pas besoin d’être retouchée. Dès la première visualisation, la photo a de l’intensité, de la vie, les bonnes couleurs et les bons contrastes (si le photographe a bien exposé l’image).
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2 > Travailler en argentique force à réfléchir davantage à sa photo. On ne peut pas simplement appuyer sur le déclencheur en espérant que ça fonctionne, effacer sa photo et recommencer infiniment jusqu’à ce que le résultat, souvent fruit du hasard, convienne. 3 > Le doux plaisir de l’attente pendant les quelques jours séparant le rembobinement du film de son développement. 4 > Une soirée diapo avec le projecteur qui ronronne, les diapos qui se coincent, l’image projetée sur un drap blanc tendu dans le salon, ça a quand même une autre gueule que faire défiler des mini-photos sur son écran d’ordinateur. |