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Morzine-Avoriaz, le visage intact d’un village savoyard. Au fond d’un vallon qui étend ses courbes douces jusqu’aux frontières de la Suisse, Morzine-Avoriaz vous ouvre les Portes du Soleil : un immense domaine skiable entre France et Suisse. Charme et grand ski réunis.


Charmes discrets du village


Devenue station de sports d’hiver et réputée pour sa qualité hôtelière, Morzine-Avoriaz n’en a pas pour autant perdu son caractère montagnard. Avec ses trois mille habitants et un équipement touristique très complet, la commune a conservé l’allure des villages savoyards d’autrefois. Bois aux façades, balcons ajourés, toits couverts d’ardoise locale : l’image idéale. Il ne manque même pas les traîneaux qui parcourent les rues dans un léger tintement de clochettes.


Evasion sans frontière dans les Portes du Soleil


Par tradition, Morzine-Avoriaz est orientée vers le Valais et les villages tranquilles lovés dans les vallées suisses. La plus suisse des stations françaises est aussi la clé des Portes du Soleil, l’un des plus grands domaines skiables au monde. 650 kilomètres de pistes, à cheval sur deux pays. Un domaine qu’on aime pour sa double nationalité, son “ski balade” entre Mont Blanc et lac Léman, ses circuits-découverte, sans oublier le système de forfaits “mains libres”: présenté sous la forme d’une carte à puce et bourré d’avantages, il sait se faire oublier au fond de sa poche


Tentations d’hiver


Sur les chemins de la belle et sauvage vallée de la Manche, sur la glace de la patinoire ou en raquettes dans la neige fraîche, Morzine-Avoriaz ne manque pas d’atouts pour séduire ceux qui viennent passer quelques jours, loin de l’agitation des villes. Les forêts et les petites vallées sont autant de lieux propices aux escapades. Le soir, la station s’anime pour ajouter cette note de chaleur et de convivialité indispensable aux vacances. Chaque semaine, les moniteurs réalisent une descente aux flambeaux et un spectacle skié qui retrace l’histoire de la glisse de 1900 à nos jours. Les infatigables profitent du ski nocturne sur le stade du Pléney.


Et dans les restaurants de Morzine-Avoriaz, les amateurs de bonne chère des plats authentiquement savoyards, aux saveurs relevées par des vins de Savoie. Après une note plus forte de Génépi ou d'Abricotine, les alcools locaux, on sort de table définitivement acquis à ce terroir, à la fois simple et inventif.


Historique de Morzine XIXe – XIe


Avant 1900…


Avant le XIXe siècle, les Morzinois étaient obligés de s’expatrier dès que la situation devenait difficile (occupations étrangères, mauvaises récoltes, inondations, …). Or, à partir de 1760, commence pour Morzine une période de prospérité qui va durer un siècle et qui ne sera qu’à peine troublée durant la Révolution. La cause de cette prospérité a été la découverte des ardoisières faite en 1734. A partir de 1748, la population augmente régulièrement.


Au milieu du XIXe siècle, apparaît dans le village, une maladie nerveuse assez curieuse allait troubler la vie morzinoise pendant de longues années.
Hystérie collective ? Maladie mentale ? Sorcellerie ? Possession démoniaque ? Toutes les hypothèses sont défendues. Mais la plus plausible, celle que tout le monde –ou presque- défend aujourd’hui, est celle de l’hystérie collective.


Pendant ces tristes évènements, allait passer presque inaperçu à Morzine, un fait d’importance capitale : au traité de Turin (24 mars 1860) la Savoie était cédée à la France. En effet, la Savoie est offerte à la France par le Piémont pour remercier Napoléon III de son aide dans la lutte pour l’unification italienne.


Le premier changement causé par ces deux évènements est la création de la route Thonon-Morzine. En haut lieu, on pensait à juste titre qu’une telle maladie n’aurait pas atteint cette ampleur si la vallée avait été moins isolée. Un peu avant 1900, plusieurs autres routes vont être construites, celles qui relient aujourd'hui les différents quartiers du village : la route de la Plagne et la rue du Bourg notamment.


La vie de tous les jours au début du XXème siècle…


Les familles vivent essentiellement de l'agriculture et de l'élevage. Une partie de la famille reste au village pour rentrer l’avoine, l’orge, le blé, et surtout le foin. L’autre partie de la famille accompagne le troupeau dans son alpage annuel.
Le dimanche était sacré, on ne travaillait pas. Le matin, on assistait à la messe, et l'après midi, les hommes allaient faire une ou deux parties de quilles. Le jour de Pâques, après les vêpres, et uniquement ce jour là, on jouait au "Coinchon". Ce jeu est remis au goût du jour chaque année, le lundi de Pâques, dans le parc des Derêches.
Les fêtes religieuses étaient nombreuses et rigoureusement respectées.
En 1900, tout le monde parlait patois. Le français appris à l'école, n'était utilisé qu'à l'extérieur de Morzine ou dans les grandes occasions.
L’activité typique de Morzine, c’est l’extraction de l’ardoise. Il y a alors 70 ardoisiers qui travaillent à l’année. Ce nombre avoisine 200 durant la période allant de Novembre à Mai. Ces ardoises sont transportées par chariots, à Taninges, où chaque jeudi se tient leur foire.
Jusqu’en 1935, cette activité va se maintenir, mais à la suite du développement touristique de Morzine, la plupart des carrières cessent peu à peu leur activité


Autre innovation d'importance, l'électricité. Avec la Roche-sur-Foron et Bellegarde, Morzine est à l'avant garde du modernisme. En 1898, en effet, Monsieur Duby, scieur, commence à alimenter le Bourg en courant continu 110 Volts. Quelques années plus tard, c'est Monsieur Buet et Monsieur José Baud qui se mettent à produire du continu 220 Volts. En 1927-28, on construit une ligne haute-tension (15 000 Volts) pour desservir le Grand Hôtel. Les lampes à pétrole ont vécu.


Naissance du tourisme…


Après la Grande Guerre, pendant laquelle 61 Morzinois vont être tués, la population de Morzine stagnera durant de longues années. Cependant, un phénomène social nouveau allait apparaître : le tourisme.
Les atouts de Morzine ne sont pas minces, le village jouit d'une situation géographique intéressante à proximité de Genève et d'une ville d'eau importante : Evian; son altitude moyenne convient à tous les âges; son climat est tonique, sain; son cadre est agréable, sa population hospitalière.
Le 1er juin 1925, Monsieur François Baud, véritable créateur de la station ouvre son "Grand-Hôtel". La renommée de ce palace se répand bien vite au-delà de nos frontières. Chaque été, le Grand-Hôtel voit arriver une clientèle chic, et nombreuses sont les personnalités de la Société des Nations qui viennent y passer le week end.


Les débuts du ski et le développement de la station…


Vers les années 30, continue d’être une station essentiellement estivale. On commençait cependant à voir quelques hivernants glisser sur les pentes du Pleney et remonter les pistes à l’aide de peau de phoque. On les voyait aussi, traînés par un cheval (ski-jôring) sur les routes du village. Il n’y avait alors aucune remontée mécanique.
Mais l’ère des téléphériques arrivent : en 1928 le premier tronçon du téléphérique du Brévent à Chamonix est construit. Le 15 décembre 1934 le téléphérique du Pleney est inauguré en présence de M. Jacquier, ministre du travail. Ce téléphériqueàa 511m de dénivelé et une longueur de 1 446 m.
En 1935, un service d’autobus est ouvert entre Morzine et Cluses, assurant ainsi la correspondance avec le train de neige : Paris-Saint Gervais. C’est l’affluence. En 1936, la station possède 15 hôtels, 5 pensions, 60 chalets en location, un hôtel et un chalet de montagne. En tout, 850 lits à louer, pouvant recevoir 2 500 personnes en été et 1 800 en hiver. Morzine est alors la station du Chablais la mieux équipée.
On voit l’ouverture de 5 Ecoles de Ski. La première est ouverte en 1936 par le Ski Club Alpin Parisien. D’autres s’ouvrent par la suite ; la cinquième est fondée par un groupe de moniteurs et s’appelle l’Ecole de Ski de Morzine. En 1942, les 5 écoles se fondront en une seule : l’Ecole Nationale de Ski.
La guerre de 39-45, l’occupation, l’instabilité qui règne à cette époque stoppent le développement de la station.
En 1950, on lance la construction d’un télébenne qui permettrait de dévaler les pentes de Super-Morzine ; il est mis en service en 1952. Mais très vite, son exploitation connaît des difficultés à cause de sa construction défectueuse. Il est arrêté définitivement en 1958.
Vers les années 50, Morzine joue résolument la carte du tourisme et les Morzinois abandonnent progressivement leurs occupations typiquement agricoles, troquant leur blouse de paysan contre la toque de cuisinier ou la combinaison de moniteur.


En 1956, Morzine est l’une des trois plus grande stations savoyardes, avec Megève et Chamonix. Cependant, avec une infrastructure ne comprenant qu’un téléphérique, quatre téléskis et un télébenne, Morzine risquait de se voir dépasser par d’autres stations qui se développaient ou se créaient, un peu partout. Il fallait voir plus grand. C’est ce qui se fit, en se tournant successivement vers Nyon et Avoriaz.


Naissance du complexe de Nyon…


En 1961, la mise en service du complexe de Nyon donne une dimension nouvelle à notre station. La pièce maîtresse de l’ensemble de Nyon est constituée par un téléphérique qui, en troisminutes, transporte 35 personnes sur le plateau, à 1 500m d’altitude. Six téléskis permettent aux skieurs d’apprécier la diversité des pistes toutes bien ensoleillées. Un télésiège grimpe jusque sous la pointe de Nyon (2019m) et dessert une série de pistes noires d’une rare qualité. Quelques temps plus tard, des remontées mécaniques relieront le complexe de Nyon aux pistes du Pléney et des Gets. Ce sera alors un nouvel atout pour Morzine.


Naissance et développement d’Avoriaz…


La création de Nyon n’est qu’une étape et ce nouveau complexe est bien vite saturé. Les années 60 voient la naissance de nouvelles stations dites de 3ème génération qui répondent aux critères suivants : le ski doit être roi. La station doit bénéficier d’un bon enneigement, et donc d’une altitude élevée. Il faut aussi un site de qualité, un bon ensoleillement, un vaste domaine skiable aux pistes variées, permettant de satisfaire les skieurs de tous niveaux. Avoriaz remplit toutes ces conditions, et c’est Jean Vuarnet, enfant du Pays qui revenu des Jeux Olympiques de Squaw-Valley avec la médaille d’or de Descente, lancera l’idée de cette nouvelle station.


Avoriaz était alors un alpage communal presque laissé à l’abandon : seul un troupeau de douze bêtes l’avait utilisé durant l’été 1964. Un accord se fit entre la municipalité de Morzine et Jean Vuarnet épaulé par un groupe de promoteurs. Lancée en 1960, la station s’agrandit rapidement. On voit des immeubles d’une grande originalité architecturale sortir de terre et s’organiser en village. Des remontées mécaniques sont construites en parallèle, assurant la liaison avec la Suisse (Champéry - les Crosets) : c'est la naissance du domaine des Portes du Soleil.
D’importantes manifestations seront organisées à Avoriaz, avec entre autres, le Festival du Cinéma Fantastique.


© photos : OT Morzine



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